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Arnaques à l'achat de conteneurs : mécanismes, vérifications et sites signalés

Acheter un conteneur, c'est virer plusieurs milliers d'euros à un vendeur qu'on n'a jamais rencontré, pour un objet qu'on n'a jamais vu, stocké dans un dépôt où l'on ne peut généralement pas entrer. C'est exactement le terrain que cherchent les escrocs. Cette page explique comment ces fraudes fonctionnent, quelles vérifications gratuites permettent de les arrêter avant le virement, et publie les sites qui nous ont été signalés par des acheteurs.

Dernière mise à jour : 27 août 2026

ParÉquipe éditoriale ContainerEUPublié le 27 août 2026Mis à jour le 27 août 2026

Annuaire des sites de conteneurs signalés

Cet annuaire recense les noms de domaine que des acheteurs nous signalent, réécrits en constats datés et publiés seulement après que nous ayons vérifié nous-mêmes au moins un élément factuel. Une précision d’emblée, parce qu’elle conditionne tout le reste : aucune autorité européenne ne publie de registre des faux vendeurs de conteneurs. Le seul qui existe est australien. Cet annuaire n’a donc pas d’équivalent européen à recopier — il ne peut se construire que sur les signalements qu’on nous adresse.

3 domaines référencés · annuaire revu le 27 août 2026

Comment lire cet annuaire

Nous ne portons aucune qualification pénale. Nous ne disons pas qu’un site est une escroquerie : nous disons ce qui nous a été signalé, ce que nous avons pu constater nous-mêmes, et à quelle date.

Trois réserves qui comptent

  1. 1.Une entrée vise un nom de domaine, jamais une entreprise. Les escrocs utilisent couramment le nom, l’adresse et le numéro d’immatriculation d’une société réelle, qui est alors elle-même victime. La présence d’un nom d’entreprise sur un site signalé ne dit rien de cette entreprise — c’est pourquoi nous ne publions aucune raison sociale.
  2. 2.Cet annuaire n’est ni exhaustif ni un label. L’absence d’un domaine n’en fait pas un vendeur fiable. Ces domaines vivent quelques semaines et sont remplacés par des domaines neufs : une liste ne rattrapera jamais le flux.
  3. 3.Chaque entrée peut être contestée. Si vous êtes visé par une fiche, utilisez le lien « Contester cette entrée » : nous répondons sous 5 jours ouvrés, nous publions votre réponse à la suite de l’entrée, et nous retirons l’entrée si vous apportez un élément contraire sérieux.

Voir notre méthodologie, notre droit de réponse et notre procédure de retrait

  • hb-conteneurs.com

    Constaté par ContainerEU
    Vecteur :
    Lien sponsorisé
    Repéré le :
    27 août 2026
    Dernière vérification :
    27 août 2026

    Éléments constatés par nos soins

    • Nom de domaine enregistré le 4 décembre 2025. (constaté le 27 août 2026)
    • Immatriculation affichée correspondant, au registre national, à une entité dont l'activité déclarée est « réparation d'ouvrages en métaux (NAF 33.11Z) », différente de celle présentée sur le site. (constaté le 27 août 2026)
    • Mentions obligatoires absentes des mentions légales : capital social, numéro de TVA et identité de l'hébergeur. (constaté le 27 août 2026)
    • Livraison annoncée gratuite vers la France, la Belgique et la Suisse, pour un objet pesant environ 2,2 tonnes à vide. (constaté le 27 août 2026)

    Cette entrée n'est pas un signalement d'acheteur : nous avons repéré ce site nous-mêmes et relevé les écarts ci-dessus entre ce qu'il affiche et ce que disent les registres publics. Elle ne dit rien de l'intention de l'exploitant, qui peut être parfaitement de bonne foi. Vérifiez vous-même : chaque constat est opposable en quelques minutes.

    Vérifié par nos soins le 27 août 2026Contester cette entrée
  • eco-container76.com

    Constaté par ContainerEU
    Vecteur :
    Lien sponsorisé
    Repéré le :
    27 août 2026
    Dernière vérification :
    27 août 2026

    Éléments constatés par nos soins

    • Nom de domaine enregistré le 25 juin 2026. (constaté le 27 août 2026)
    • Forme juridique contradictoire : le site indique « SARL » dans ses mentions légales, alors que le registre national et le registre VIES indiquent « SAS ». (constaté le 27 août 2026)
    • Greffe d'immatriculation affiché (Thionville) incompatible avec l'adresse du siège social affichée sur le même site (76190 Valliquerville). (constaté le 27 août 2026)
    • Mentions obligatoires absentes des mentions légales : identité de l'hébergeur. (constaté le 27 août 2026)

    Cette entrée n'est pas un signalement d'acheteur : nous avons repéré ce site nous-mêmes et relevé les écarts ci-dessus entre ce qu'il affiche et ce que disent les registres publics. Elle ne dit rien de l'intention de l'exploitant, qui peut être parfaitement de bonne foi. Vérifiez vous-même : chaque constat est opposable en quelques minutes.

    Vérifié par nos soins le 27 août 2026Contester cette entrée
  • centrale-remorques.com

    Constaté par ContainerEU
    Vecteur :
    Lien sponsorisé
    Repéré le :
    27 août 2026
    Dernière vérification :
    27 août 2026

    Éléments constatés par nos soins

    • Aucun identifiant d'entreprise sur le site : ni numéro d'immatriculation, ni numéro de TVA, ni greffe d'enregistrement. (constaté le 27 août 2026)
    • La dénomination « Centrale Remorques » affichée sur le site ne correspond à aucune entité au registre national des entreprises. (constaté le 27 août 2026)
    • Mentions légales laissées à l'état de gabarit : le champ « directeur de la publication » n'est pas renseigné. (constaté le 27 août 2026)
    • Le site se déclare hébergé par lui-même ; aucun hébergeur identifiable n'est indiqué. (constaté le 27 août 2026)

    Cette entrée n'est pas un signalement d'acheteur : nous avons repéré ce site nous-mêmes et relevé les écarts ci-dessus entre ce qu'il affiche et ce que disent les registres publics. Elle ne dit rien de l'intention de l'exploitant, qui peut être parfaitement de bonne foi. Vérifiez vous-même : chaque constat est opposable en quelques minutes.

    Vérifié par nos soins le 27 août 2026Contester cette entrée

La partie européenne de cet annuaire ne peut venir que de vous. Si un vendeur vous a démarché — que vous ayez payé ou non — votre signalement peut éviter la même perte à quelqu'un d'autre.

Signaler un site ou une annonce

Vous venez de payer : ce qui compte dans les premières heures

Ces gestes sont classés par ordre d'urgence réelle, pas par ordre de logique. Le premier est le seul dont le résultat dépend du temps.

  1. 1Appelez votre banque, maintenant

    C'est la seule action dont le résultat dépend du temps. Demandez la suspension du virement s'il n'est pas encore exécuté, et sinon une demande de retour de fonds. Confirmez par écrit dans la foulée.

    Soyons précis pour ne pas vous donner de faux espoirs : un virement SEPA déjà exécuté ne s'annule pas d'un clic. Votre banque peut demander le retour des fonds à la banque du bénéficiaire, mais celui-ci doit y consentir. La seule fenêtre réellement utile est celle où l'argent n'a pas encore été retiré ou renvoyé ailleurs.

    Un point qui n'est pas anecdotique : en Australie-Occidentale, l'autorité de protection des consommateurs indique que deux consommateurs ayant signalé une arnaque au conteneur en 2025 ont vu leur virement intercepté par leur banque avant qu'il ne parte. Appeler tôt n'est pas symbolique.

  2. 2Ne payez plus rien

    Si le vendeur revient avec des frais de douane, une « assurance remboursable », une location de grue, un permis de voirie ou une caution de dépôt, c'est la deuxième phase de l'arnaque, pas un imprévu. L'organisme public australien WA ScamNet décrit précisément des escrocs qui, après le premier paiement, réclament des fonds supplémentaires pour des problèmes de « livraison », ou exigent des frais de « douane » ou d'« assurance ». Vous n'êtes pas en train de sauver votre premier versement : vous êtes en train d'en perdre un deuxième.

    Et si quelqu'un vous contacte ensuite en proposant de récupérer votre argent contre paiement : ne payez pas.

  3. 3Figez les preuves avant qu'elles disparaissent

    Ces sites ferment vite. Faites, dans l'ordre : captures d'écran datées de l'annonce et du site (dont les mentions légales et la page de contact), export complet des e-mails avec leurs en-têtes, devis et facture, le RIB reçu, le relevé montrant le débit, les conversations de messagerie, les numéros de téléphone utilisés. Sans capture, il ne reste rien.

    Vérifiez aussi votre propre boîte mail : ce type de fraude fait souvent suite au piratage d'une messagerie, celle du vendeur ou la vôtre. Cherchez une règle de redirection que vous n'avez pas créée, et changez vos mots de passe.

  4. 4Portez plainte

    France : si vous êtes un particulier majeur, la plainte en ligne passe par THESEE, qui couvre explicitement les faux sites de vente et les fausses petites annonces. Si vous êtes un professionnel, THESEE ne vous est pas ouvert : vous devez vous déplacer en commissariat ou en brigade de gendarmerie, ou écrire au procureur de la République. Beaucoup d'acheteurs de conteneurs sont des professionnels, d'où cette précision.

    Les guichets des autres pays sont listés plus bas.

  5. 5Signalez le site

    France : PHAROS pour faire retirer le contenu, SignalConso pour la DGCCRF. Une réserve honnête sur ce dernier : la DGCCRF indique elle-même qu'elle n'intervient pas lorsque vous êtes victime d'une escroquerie. Le signalement documente et peut déclencher un contrôle, il ne récupère pas votre argent et ne remplace pas la plainte.

    Signalez aussi à la plateforme ou au moteur de recherche par lequel vous êtes arrivé, et à l'hébergeur du site via son adresse abuse.

  6. 6Prévenez l'entreprise dont le nom a été utilisé

    Si la facture porte le nom d'une société de conteneurs qui existe vraiment, cette société est très probablement victime elle aussi. Elle peut faire fermer le domaine plus vite que vous et alerter ses autres clients.

  7. 7Si vous avez payé par carte

    Demandez une rétrofacturation (chargeback) à votre banque, par lettre recommandée avec accusé de réception. À savoir : la DGCCRF rappelle que le chargeback n'est pas une obligation légale, c'est une offre contractuelle — les conditions dépendent de votre carte et de votre réseau. Les délais réels vont de 30 jours à 13 mois en France, jusqu'à 365 jours sur certains réseaux internationaux, avec des coupures à 90 ou 120 jours selon les émetteurs. Vérifiez votre contrat, en particulier s'il s'agit d'une carte professionnelle.

    En revanche, le dispositif français Perceval ne s'applique pas ici : il est réservé aux personnes qui ne sont pas à l'origine des achats et qui ont déjà fait opposition. Si vous avez payé volontairement, ce n'est pas votre canal.

  8. 8Se faire aider et se faire accompagner (France)

    17Cyber, service de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de Cybermalveillance.gouv.fr. Info Escroqueries, 0 805 805 817, appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30. France Victimes, 116 006, 7 jours sur 7 de 9h à 19h.

  9. 9Recours civil transfrontalier

    Si vous êtes consommateur et que le vendeur est dans un autre pays de l'UE : le réseau des Centres Européens des Consommateurs. Si vous êtes entreprise : le CEC ne vous traitera pas, mais la procédure européenne de règlement des petits litiges vous est ouverte, pour les litiges jusqu'à 5 000 € (hors frais), dans tous les pays de l'UE sauf le Danemark.

Voir tous les guichets officiels, pays par pays

Les 8 vérifications à faire avant de payer

Aucune ne coûte d'argent. Aucune ne demande d'autorisation au vendeur, sauf les deux dernières — et c'est précisément leur intérêt : un vendeur réel y répond en cinq minutes.

  1. 1Recherche d'image inversée sur toutes les photos

    Faites glisser chaque photo de l'annonce dans un moteur de recherche d'image inversée. Si les mêmes conteneurs apparaissent chez un autre vendeur, dans d'autres annonces ou dans plusieurs pays, le stock est fictif.

    C'est la vérification à faire en premier : deux minutes, et elle ne prévient pas le vendeur. L'autorité australienne de protection des consommateurs la recommande explicitement dans son alerte de septembre 2025 consacrée aux arnaques au conteneur.

  2. 2Demandez l'adresse exacte du dépôt, et regardez-la du ciel

    C'est la vérification la plus spécifique à ce métier. Un vendeur honnête peut légitimement refuser une visite immédiate : les conteneurs d'occasion dorment dans des parcs dont l'accès est réglementé, et il est réellement impossible de photographier chaque unité. Les escrocs s'adossent à cet argument vrai pour neutraliser votre prudence.

    La bonne question n'est donc pas « puis-je venir ? » mais « où est-il exactement ? ». Un vrai dépôt de conteneurs se voit sur une vue satellite. Ne demandez pas à entrer, demandez où c'est.

    Un piège à connaître : le Better Business Bureau nord-américain documente des faux vendeurs qui affichent l'adresse d'une entreprise réelle, souvent en zone portuaire, qu'ils ne contrôlent pas. Une adresse crédible disqualifie un site quand elle ne correspond à rien ; elle ne le valide jamais à elle seule.

  3. 3Rappelez l'entreprise sur un numéro que vous avez trouvé ailleurs

    C'est le geste qui casse l'usurpation, et c'est la recommandation officielle du service Trading Standards du Cornwall Council au Royaume-Uni : faire vérifier les coordonnées de manière indépendante.

    Concrètement : n'utilisez jamais les coordonnées reçues pour vérifier les coordonnées reçues. Cherchez l'entreprise vous-même dans un registre officiel ou dans un annuaire, appelez ce numéro-là, et demandez : « avez-vous bien un site à cette adresse, ce devis vient-il de vous, et ce RIB est-il le vôtre ? »

  4. 4Vérifiez l'immatriculation — et surtout la concordance

    Vérifier qu'un numéro d'entreprise existe ne prouve rien. C'est même exactement ce sur quoi comptent les escrocs : le Cornwall Council décrit des factures portant le nom d'une société de conteneurs légitime, dont les coordonnées « peuvent même sembler enregistrées auprès de Companies House ». En Australie, WA ScamNet indique que certaines victimes se sont vu fournir les identifiants d'entreprises bien réelles avant qu'on leur demande de payer.

    Ce qu'il faut vérifier, c'est que le nom, l'adresse et l'activité correspondent à ce que le site affiche.

    Registres nationaux, gratuits sauf indication contraire

    Une mention à garder en tête, et c'est le registre britannique lui-même qui l'écrit : Companies House ne contrôle pas l'exactitude des informations déposées. Une société peut être parfaitement immatriculée et n'être qu'une coquille.

  5. 5Testez le numéro de TVA — en sachant ce que le test prouve

    Le service VIES de la Commission européenne valide gratuitement un numéro de TVA intracommunautaire.

    Limite essentielle, que beaucoup de guides passent sous silence : pour des raisons de protection des données, les autorités nationales ne communiquent pas le nom et l'adresse correspondant à un numéro de TVA. VIES vous dit qu'un numéro est valide, pas que votre interlocuteur en est le titulaire. Un numéro invalide arrête tout ; un numéro valide ne prouve rien à lui seul. Croisez toujours avec le registre national.

    ec.europa.eu/taxation_customs/vies

  6. 6Vérifiez l'âge du nom de domaine

    Un domaine créé il y a trois semaines derrière une société qui se présente comme établie depuis vingt ans tranche la question. Utilisez le service générique de l'ICANN, ou celui du registre national (AFNIC pour un .fr, DENIC pour un .de). L'autorité australienne recommande ce contrôle dans son alerte conteneurs.

    Nuance : depuis le RGPD, l'identité du titulaire est généralement masquée. La date de création, elle, reste publique. C'est celle qui vous intéresse.

    lookup.icann.orgafnic.fr/outils/whoisdenic.de/webwhois

  7. 7Demandez le numéro du conteneur, et vérifiez-le

    Tout conteneur porte un numéro normalisé (ISO 6346 : quatre lettres, six chiffres, une clé de contrôle). Le préfixe de trois lettres est le code du propriétaire, enregistré auprès du Bureau International des Containers. Le registre et le calculateur de clé sont publics et gratuits.

    Ce que ce test prouve et ne prouve pas : un numéro inventé échoue au calcul de la clé, et un préfixe inexistant ne renvoie rien. Mais le calculateur étant public, n'importe qui peut fabriquer un numéro formellement valide, et le registre ne dit que si le préfixe appartient à un propriétaire réel. Ce contrôle ne prouve pas que le vendeur détient le conteneur. Sa vraie valeur est ailleurs : c'est une question précise à laquelle un vendeur fantôme répond mal, tard ou pas du tout — et elle se recoupe avec l'adresse du dépôt et la photo de la plaque CSC.

    bic-code.org/bic-codesbic-code.org/check-digit-calculator

  8. 8Lisez l'écran de votre banque au moment du virement

    Depuis le 9 octobre 2025, dans toute la zone euro, votre banque doit vous proposer gratuitement un service de vérification du bénéficiaire : le nom du bénéficiaire est confronté à l'IBAN avant que vous validiez, pour les virements classiques comme instantanés. Quatre résultats possibles : correspondance exacte, correspondance partielle, aucune correspondance, vérification impossible. (Hors zone euro, le déploiement est prévu pour le 9 juillet 2027.)

    Beaucoup de montages passent une vérification d'entreprise — parce que l'identité est usurpée — mais échouent sur le compte bancaire, dont le titulaire ne correspond pas.

    Point décisif : la Fédération bancaire française précise que « même en cas de non-concordance, le client conserve la liberté d'exécuter le virement ». C'est exactement ce que le vendeur vous demandera de faire. L'Institut national de la consommation en tire la conséquence : si vous validez malgré l'alerte, la banque ne peut plus être tenue pour responsable. Une non-correspondance est un motif d'arrêt, pas une case à cliquer.

En complément, si le vendeur a un site

  • Copiez une phrase des mentions légales ou d'une fiche produit et cherchez-la entre guillemets dans un moteur. Si elle ressort ailleurs mot pour mot, le site est un gabarit recopié.
  • En France, un site de société doit publier dénomination, forme juridique, adresse du siège, capital social, RCS/SIREN, numéro de TVA, contact et identité de l'hébergeur — le manquement est puni de 375 000 € d'amende. Pour un entrepreneur individuel, les mentions diffèrent et la sanction est d'un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende. Un site marchand sans bloc d'identification n'a pas « oublié une page ».
  • Vérifiez les avis ailleurs que sur le site du vendeur, et regardez si les publications sur les réseaux sociaux sont anciennes et régulières, ou toutes datées de la même semaine.
  • Un badge « site sécurisé » ou « entreprise certifiée » qui n'est pas cliquable et ne mène à aucun certificat consultable est un décor. L'association allemande de consommateurs Verbraucherzentrale relève que les fausses boutiques « se parent volontiers de labels inventés ».

Comment se déroule réellement une arnaque au conteneur

Ces scénarios ne sont pas des hypothèses. Chacun est décrit par au moins une autorité publique ou une source professionnelle identifiée, listée en bas de page.

1Le vendeur fantôme à prix cassé

Vous trouvez l'annonce sur une place de marché ou un site de petites annonces. Le prix est nettement sous le marché, la disponibilité immédiate. Le vendeur répond vite, il est aimable, il connaît son sujet. Il demande un acompte ou la totalité avant toute livraison, par virement. Le virement part. Le vendeur cesse de répondre.

L'organisme public australien WA ScamNet décrit exactement ce parcours : des victimes ayant répondu à des annonces pour des conteneurs sur des sites de petites annonces en ligne, à qui il a été demandé de payer par virement bancaire.

Terrain documenté : Facebook Marketplace et Gumtree pour le conteneur spécifiquement, au Royaume-Uni comme en Australie ; Leboncoin en France, d'après des sources professionnelles du secteur. Nous ne disposons d'aucune source documentant ce montage sur Marktplaats, Milanuncios, Subito ou Kleinanzeigen pour ce produit précis : nous ne l'affirmerons donc pas.

2L'usurpation d'un professionnel réel — le piège du « numéro qui existe bien »

C'est le mécanisme le mieux documenté, et le plus important à comprendre, parce qu'il désamorce la vérification que vous croyez suffisante.

L'escroc ne s'invente pas une société : il en copie une vraie. Il reprend son nom, son adresse, son numéro d'immatriculation, parfois son identité visuelle. L'alerte publiée le 29 juin 2023 par les Trading Standards du Cornwall Council est explicite : la facture reçue porte le nom d'une société de conteneurs légitime, et ses coordonnées « peuvent même sembler enregistrées auprès de Companies House ». Une alerte britannique relayée par la presse logistique décrit des escrocs utilisant l'identité visuelle d'un vendeur réel, les photos de son personnel, ses logos et de fausses adresses e-mail, pour produire des factures qui « au premier coup d'œil paraissent légitimes ».

Vous vérifiez. Le numéro existe. Vous payez.

Ce qu'il faut en retenir : seuls l'IBAN et l'adresse de contact ont été substitués. La société nommée est elle-même victime. Un numéro qui existe n'est pas une preuve — il faut que le nom, l'adresse et l'objet social correspondent, et il faut rappeler le vendeur sur un numéro trouvé ailleurs.

3Le second paiement : douane, « assurance remboursable », grue

C'est ce qui distingue l'arnaque au conteneur de l'arnaque au colis. Une fois le premier virement encaissé, l'escroc ne disparaît pas. Il rappelle.

WA ScamNet décrit des escrocs réclamant des fonds supplémentaires pour des problèmes de « livraison », ou exigeant des frais de « douane » ou d'« assurance ». La presse australienne a documenté un cas où une acheteuse, après avoir payé 4 500 dollars australiens pour un conteneur jamais livré, a reçu un e-mail lui réclamant 5 000 dollars supplémentaires au titre d'une « assurance remboursable » avant livraison. Un vendeur américain décrit le même schéma côté logistique : vous avez payé, la livraison est confirmée, et surgissent des frais imprévus — permis de voirie, location de grue, équipement spécial, surcharge de zone.

Le ressort est simple : ayant déjà payé, refuser le deuxième versement revient à acter la perte du premier.

Le test qui tue ce scénario en Europe : entre pays de l'Union européenne, la douane française rappelle que vous effectuez la plupart de vos échanges « librement, sans formalité et sans contrôle aux frontières », sans déclaration en douane. Un conteneur acheté à Rotterdam, Anvers, Hambourg ou Valence et livré en France ne génère ni droits de douane ni dédouanement. (Attention à ne pas confondre : cela ne supprime pas les obligations de TVA, qui existent par ailleurs.)

Repères officiels français, utiles à opposer : la douane s'adresse à vous uniquement par courrier recommandé avec accusé de réception ; elle ne vous contactera jamais par SMS, courriel ou téléphone pour demander le règlement d'un droit de douane ou débloquer une marchandise contre paiement ; ses adresses e-mail se terminent toujours en @douane.finances.gouv.fr ; et son seul site officiel est douane.gouv.fr.

4La sortie de la messagerie

Dès le deuxième ou troisième message, le vendeur propose de continuer ailleurs : WhatsApp, Telegram, Signal, SMS. Cybermalveillance.gouv.fr l'écrit littéralement : méfiez-vous des invitations trop rapides à poursuivre les échanges en dehors de la plateforme, a fortiori sur des messageries instantanées. Un professionnel français du secteur fait le même constat pour le conteneur : contact privilégié par messagerie chiffrée, adresse en Gmail ou Hotmail plutôt qu'un domaine d'entreprise.

L'association allemande de consommateurs donne la consigne inverse, plus directement utilisable : payez et communiquez exclusivement via le portail, n'utilisez aucun lien, QR-code ou site externe.

Effet recherché : la plateforme perd la trace de la négociation, donc la preuve et la modération. Et un RIB envoyé sur une messagerie peut être effacé.

5Le canal de paiement irréversible

Le moyen de paiement exigé est le meilleur indicateur unique, et toutes les sources convergent.

Cybermalveillance.gouv.fr recommande de refuser les moyens de paiement dits « alternatifs », souvent utilisés dans le cadre d'escroqueries, et les cite nommément : PCS, Transcash, Neosurf, Moneygram, Mandat Cash, Western Union, Taptap Send. Un professionnel français du secteur décrit des virements « sur le compte d'un tiers qui souvent n'a rien à voir avec la société », ou sur « un compte créé sur une banque en ligne à un faux nom à partir d'une pièce d'identité volée ». L'association espagnole de consommateurs ASUFIN mentionne Bizum et PayPal en « mode amis ». Un professionnel allemand ajoute la cryptomonnaie et les virements vers des comptes privés.

Point commun : aucun de ces canaux ne permet de rappeler les fonds.

6Le faux transporteur

Variante où la fraude se joue sur la logistique. Le vendeur impose son transporteur ; ou vous recevez un message d'une société de transport dont vous n'avez jamais entendu parler, réclamant des frais d'acheminement.

Cybermalveillance.gouv.fr couvre les deux temps en toutes lettres : méfiez-vous des interlocuteurs qui insistent pour imposer une société de livraison précise ; et refusez les propositions de payer la transaction directement à une entreprise de livraison — « il s'agira toujours d'une escroquerie ».

Sur le document de transport lui-même, l'association nord-américaine du fret NMFTA relève les marqueurs de falsification : polices différentes d'un champ à l'autre (transporteur, destinataire, adresse, poids), logos rognés, texte flou, marges irrégulières, numéros de scellé absents ou surchargés. Et la règle qui va avec : vérifiez les coordonnées du transporteur auprès d'une source faisant autorité, et appelez ce numéro-là, pas celui inscrit sur le document.

7Le faux RIB en cours de commande

Le montage le plus difficile à repérer, parce que tout est authentique sauf une ligne. L'entreprise en face existe, la commande est réelle, les échanges précédents étaient les vrais. Puis, juste avant le solde, un e-mail annonce un changement de coordonnées bancaires.

Cybermalveillance.gouv.fr définit précisément ce schéma — usurper l'identité d'un créancier avec lequel la victime est en relation pour lui faire réaliser un virement vers un compte détenu par l'escroc — et en donne l'origine fréquente : « ce type d'escroquerie est souvent consécutif au piratage d'un compte de messagerie ».

Signe associé : une adresse e-mail sosie, qui ne diffère de la vraie que par un tiret, un tiret bas, une lettre ou une extension.

Règle absolue : un changement de RIB annoncé par e-mail se traite comme frauduleux par défaut, et se confirme par téléphone sur un numéro déjà connu, jamais sur celui du nouveau message.

8Le conteneur qui arrive, mais pas celui qu'on a acheté

Fraude sans disparition. Un vendeur annonce des conteneurs « cargo worthy » à prix compétitif, montre des photos d'unités impeccables, encaisse. À l'arrivée, le conteneur est en réalité « wind and water tight », voire moins. Un vendeur américain décrit précisément ce schéma.

Vous n'avez plus de levier une fois l'engin déposé : le renvoyer coûte le prix d'un second transport.

Conséquence pratique : exigez, avant paiement, que le devis mentionne noir sur blanc l'état normalisé (neuf, one-trip, cargo worthy, wind & water tight), l'année, les dimensions, le numéro du conteneur, l'adresse du dépôt, le prix du transport inclus et les conditions de déchargement. Un devis qui dit « bon état » et laisse le transport « à préciser » prépare les deux mécanismes 3 et 8 à la fois.

Et par où arrivent ces sites ?

Par les liens sponsorisés autant que par les annonces. L'autorité australienne désigne comme point d'entrée « les fausses annonces sur des places de marché ou des résultats de recherche sponsorisés menant vers des sites créés récemment ».

La position dans un moteur de recherche n'est pas un signal de sérieux, c'est un signal d'enchère. Google indique lui-même ne pas restreindre l'usage de marques comme mots-clés : enchérir sur le nom d'un concurrent est autorisé. L'annonce en tête sur un nom d'entreprise n'est donc pas forcément celle de cette entreprise.

Le nom d'annonceur affiché comme « vérifié » est une information à recouper, pas un certificat. L'association britannique de consommateurs Which? a documenté en février 2024 un escroc ayant obtenu ce statut ; sa conclusion est à retenir telle quelle : la procédure semble seulement confirmer que les informations de la société sont légitimes, pas que l'annonceur ait une relation avec cette société.

Enfin, ces sites reviennent. Le registre public tenu par WA ScamNet sur les faux sites de conteneurs liste une quarantaine de domaines, avec des dates de signalement qui s'échelonnent de juillet 2021 à avril 2026. Ce n'est pas un site permanent, c'est un flux continu de domaines neufs. C'est pour cette raison qu'une liste ne vaut que si elle est datée et tenue à jour.

Signaux d'alerte

Version scannable des mécanismes ci-dessus. Aucun de ces signaux n'est une preuve à lui seul ; c'est leur accumulation qui décide.

À l'écran, avant tout contact

  • Prix nettement en dessous des autres annonces comparables, à taille, état et zone identiques.
  • Livraison annoncée gratuite ou à quelques dizaines d'euros, pour un objet qui pèse environ 2,2 tonnes à vide et exige un camion dédié et un moyen de levage.
  • Annonce déposée en compte « particulier ». Un conteneur est un bien professionnel : derrière, il y a un négociant, un loueur ou un transporteur.
  • Aucun bloc d'identification du vendeur professionnel sur l'annonce. Depuis le règlement européen sur les services numériques, une place de marché doit avoir collecté et vérifié l'identité d'un vendeur professionnel avant de le laisser vendre, et rendre accessibles aux consommateurs son nom et son inscription au registre du commerce.
  • Compte récent, sans évaluation — ou avec des évaluations toutes récentes, toutes élogieuses et toutes courtes.
  • Mentions légales absentes, ou incohérentes d'une page à l'autre : l'adresse, le téléphone, le numéro d'immatriculation ou de TVA changent entre l'accueil, les CGV, le pied de page et la facture.
  • Nom de domaine ressemblant à celui d'un vendeur connu sans être exactement le sien.
  • Domaine créé il y a quelques semaines ou quelques mois derrière un discours d'ancienneté.
  • Badges de confiance non cliquables, icônes de réseaux sociaux qui ne mènent nulle part.
  • Photos trop belles, trop peu nombreuses, sans élément d'environnement identifiable, et jamais du conteneur précis avec son numéro lisible.

Dans l'échange

  • Passage rapide vers WhatsApp, Telegram, Signal ou SMS.
  • Adresse en gmail, hotmail, outlook ou yahoo alors que le vendeur se présente comme une société ; ou domaine imitant celui d'un vrai revendeur à un caractère près.
  • Contact uniquement par mobile, jamais de ligne fixe, parfois avec un indicatif sans rapport avec le dépôt annoncé.
  • Aucune question opérationnelle avant de réclamer l'argent. Un vrai vendeur veut savoir comment le camion accède au terrain, quelle est la place de manœuvre, la nature du sol, s'il faut une grue.
  • Pression au temps : « trois personnes intéressées », « je pars demain », « le prix remonte lundi ».
  • Documents pixelisés, mal alignés, logo dégradé, fautes récurrentes.
  • L'état vendu n'est pas écrit noir sur blanc, avec sa norme.
  • Toute visite, toute photo datée et toute visio sont refusées. L'argument des règles du dépôt existe réellement dans ce métier — mais il n'a jamais empêché personne de donner l'adresse du dépôt.

Au moment de payer

  • Le virement est le seul moyen accepté, et tous les autres sont écartés un par un.
  • On insiste pour un virement instantané plutôt qu'un virement classique.
  • Le titulaire du compte n'est pas exactement la société qui facture, ou l'IBAN est domicilié dans un pays sans rapport avec l'activité annoncée.
  • Votre banque affiche « le nom ne correspond pas à l'IBAN » ou « vérification impossible », et le vendeur vous dit de valider quand même.
  • On demande 100 % d'avance, sans acompte partiel possible.
  • Le moyen de paiement proposé est irréversible : Western Union, MoneyGram, PCS, Transcash, Neosurf, Mandat Cash, carte prépayée, cryptomonnaie, Bizum, PayPal en mode « entre amis ».
  • Un changement de RIB survient en cours de commande.

Après le paiement

  • De nouveaux frais apparaissent : douane, assurance « remboursable », grue, permis de voirie, caution, surcharge de zone.
  • Le vendeur reste très réactif tout en repoussant la livraison. Ce n'est pas un gage de sérieux : l'autorité australienne décrit des escrocs qui vont jusqu'à réserver une fausse livraison à plus d'une semaine, non pas pour honorer la commande, mais « pour gagner du temps et déplacer les fonds ».

Ce qui n'est PAS un signal fiable

Trois idées répandues qui vous mettront en danger si vous vous y fiez.

« Le site est mal écrit, plein de fautes. »

C'est le conseil le plus répandu et le plus périmé. La société de sécurité Netcraft relevait fin novembre 2025 l'apparition de textes, d'images et de sites frauduleux entiers générés par intelligence artificielle, avec une localisation soignée : devise locale, texte rédigé dans la langue du pays, extension de domaine nationale, avec des exemples visant notamment la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Espagne. Un site bien écrit n'est pas un site honnête.

« Le prix est normal, donc c'est sérieux. »

Le prix cassé reste un signal cité par les autorités publiques, et il faut le prendre au sérieux. Mais l'inverse ne se déduit pas : une publication professionnelle du secteur du fret note que les escrocs sont désormais assez habiles pour ne pas afficher de prix « trop beaux pour être vrais » et pratiquent des tarifs proches du marché. Le prix est un indice parmi d'autres, jamais le critère principal.

« Le cadenas HTTPS est là. »

Il chiffre votre connexion. Il ne certifie aucune identité, il s'obtient gratuitement en quelques minutes, et un escroc l'a comme tout le monde.

Ce que disent les chiffres publics, et ce qu'ils ne disent pas

Nous n'avons trouvé aucune statistique officielle chiffrant la fraude à l'achat de conteneurs en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Allemagne ou dans l'Union européenne. Ni la DGCCRF, ni SignalConso, ni Cybermalveillance.gouv.fr, ni les autorités des autres marchés que nous couvrons ne publient de données isolant ce produit. Les seuls chiffres publics spécifiques au conteneur sont australiens et britanniques, et ils datent. Nous préférons l'écrire que combler le vide.

Australie-Occidentale

Consumer Protection (autorité publique), annonce du 2 septembre 2025 : 15 signalements d'arnaques au conteneur reçus sur une année 2025 encore en cours, dont 12 victimes ayant perdu 84 090 dollars australiens ; à comparer, avec prudence, aux 93 493 dollars signalés par 18 signalements sur l'année 2024 complète. Deux consommateurs supplémentaires avaient tenté de virer 4 000 dollars ; leurs banques les ont interceptés.

La même autorité indiquait en septembre 2021 que 10 victimes avaient déclaré une perte de 35 500 dollars australiens sur de faux sites de conteneurs, après avoir répondu à des annonces sur des sites de petites annonces.

Royaume-Uni

Cornwall Council, Trading Standards, alerte du 29 juin 2023 : la perte type pour les entreprises victimes dépasse légèrement 3 000 livres, sur des annonces publiées sur Facebook Marketplace. Une alerte émise par un vendeur britannique avec Action Fraud, relayée par la presse logistique, évoque des conteneurs annoncés autour de 1 750 livres sur Facebook Marketplace et Gumtree, à une fréquence quasi quotidienne.

États-Unis

Le Better Business Bureau, association privée à but non lucratif de protection des consommateurs, a publié deux alertes sur ce produit (18 juin 2024 et 26 février 2025). Il rapporte des pertes typiques « de plusieurs milliers de dollars » et un cas individuel documenté à environ 3 900 dollars, sur un site enregistré deux semaines avant la commande, affichant l'adresse d'un entrepôt réel où aucune entreprise de ce nom n'opérait. Le BBB ne publie pas de total.

Ce que nous refusons d'écrire : que ces chiffres valent pour l'Europe continentale. Ils ne le disent pas, et nous ne le supposerons pas à leur place.

Signaler un site ou une annonce

Si vous avez été démarché, si vous avez failli payer, ou si vous avez payé, votre signalement peut éviter la même perte à quelqu'un d'autre. Signalez même si vous n'avez rien perdu — c'est souvent le signalement de celui qui s'est arrêté à temps qui décrit le mieux le procédé.

Comment nous traitons votre signalement, en clair

  • Il nous parvient directement, par une notification privée, et rien n'est publié automatiquement.
  • Nous le lisons, nous tentons de vérifier nous-mêmes au moins un élément factuel, et nous décidons. Une partie des signalements ne sont jamais publiés — faute d'élément vérifiable, ou parce que ce que vous décrivez est un litige commercial et non un procédé frauduleux.
  • Si nous publions, nous ne reprenons jamais votre texte tel quel : nous le réécrivons en constats datés, nous ne nommons aucune personne, et nous ne publions ni votre nom ni vos coordonnées.
  • Nous conservons vos pièces hors ligne. Nous ne les diffusons pas.
  • Nous ne sommes pas une autorité. Pour faire retirer un site ou récupérer votre argent, il faut passer par les guichets officiels — commencez par votre banque, puis la plainte.

Un avertissement, pour tout le monde : en France, présenter un contenu comme illicite en sachant que l'information est inexacte est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 6 VII de la LCEN). Ne signalez pas un concurrent.

Le site ou l'annonce
Ce qui s'est passé

Ce champ est obligatoire : sans lui, une fiche ne peut pas être publiée.

Canal de communication utilisé *

Décrivez les faits et les dates, sans qualifier. Ce sont les faits datés qui rendent un signalement publiable.

Éléments vérifiables

Ce champ n'est jamais publié.

Captures d'écran, devis, facture, e-mails exportés. 5 fichiers au maximum, 10 Mo chacun. Les captures datées sont ce qui rend une publication possible.

Vous

Jamais publié.

Jamais publié, sert uniquement à vous recontacter.

Vos données sont utilisées pour traiter ce signalement et, le cas échéant, publier des constats anonymisés. Elles sont conservées 36 mois puis supprimées. Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, d'opposition et d'effacement à contact@containereu.com. Voir notre politique de confidentialité

Comment fonctionne containereu.com

Cette page existe parce que nous voyons passer des demandes de devis d'acheteurs qui ont déjà été démarchés ailleurs. Voici, sans emphase, ce que notre fonctionnement change et ce qu'il ne change pas.

Aucun paiement ne transite par nous.

containereu.com est un comparateur : vous décrivez votre besoin, nous transmettons votre demande à des entreprises du secteur, elles vous contactent. Nous ne vendons pas de conteneurs, nous n'encaissons aucun acompte, et nous ne vous demanderons jamais de virement. Si un message se présente comme venant de containereu.com et vous réclame un paiement, il ne vient pas de nous.

Aucune entreprise ne s'inscrit toute seule.

Un compte créé sur containereu.com n'est pas actif. Il reste en attente jusqu'à ce que nous l'examinions et l'activions manuellement. Tant qu'il n'est pas activé, il ne reçoit aucune demande. C'est un filtre humain, pas un formulaire automatique.

Vous savez à qui vous parlez.

Vos coordonnées ne sont transmises qu'à un nombre limité d'entreprises correspondant à votre pays et au type de conteneur demandé — pas diffusées à un fichier.

Ce que cela ne garantit pas, et nous préférons l'écrire.

Passer par nous ne remplace aucune des vérifications décrites plus haut. Nous ne garantissons ni le prix, ni le délai, ni l'état du conteneur qui vous sera proposé, et nous ne sommes pas partie au contrat de vente. Avant de payer quoi que ce soit à une entreprise, faites les huit vérifications : demandez le dépôt, contrôlez l'immatriculation, lisez l'écran de votre banque.

Où signaler officiellement

Ces guichets sont publics et gratuits. Aucun ne récupère votre argent à votre place : commencez toujours par votre banque.

France

  • Plainte en ligne — THESEE

    masecurite.interieur.gouv.fr

    Particuliers majeurs uniquement. Les professionnels doivent se déplacer en commissariat ou en gendarmerie, ou écrire au procureur de la République.

  • Signalement de contenu — PHAROS

    internet-signalement.gouv.fr

    Pour faire retirer un contenu illicite.

  • Signalement commercial — SignalConso (DGCCRF)

    signal.conso.gouv.fr

    Documente et peut déclencher un contrôle. La DGCCRF indique elle-même qu'elle n'intervient pas lorsque vous êtes victime d'une escroquerie.

  • Aide et orientation — 17Cyber

    17cyber.gouv.fr

    Police nationale, Gendarmerie nationale et Cybermalveillance.gouv.fr.

  • Info Escroqueries

    0 805 805 817

    Appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30.

  • France Victimes

    116 006

    7 jours sur 7, de 9h à 19h.

Belgique

Pays-Bas

  • Politie — internetoplichting

    politie.nl

    Dépôt de plainte auprès de la police néerlandaise.

  • Fraudehelpdesk

    fraudehelpdesk.nl

    Premier guichet. Fondation en lien avec le ministère de la Justice, la police et le parquet — ce n'est pas une autorité publique.

Espagne

  • INCIBE — ligne d'aide en cybersécurité

    incibe.es017

    Service gratuit.

Allemagne

  • Verbraucherzentrale — Fakeshop-Finder

    verbraucherzentrale.de

    Outil gratuit qui répond en feu tricolore. À utiliser en sachant ce qu'il vaut : la page indique elle-même qu'un résultat orange ne signifie pas que la boutique est frauduleuse, et qu'un résultat vert s'accompagne quand même du conseil de choisir un mode de paiement sûr.

Italie

Royaume-Uni

  • Report Fraud

    reportfraud.police.uk

    Exploité par la City of London Police, qui a remplacé Action Fraud pour l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.

  • Écosse — Police Scotland

    101

    L'Écosse ne participe pas à Report Fraud : signalement direct au 101.

Union européenne

  • Centres Européens des Consommateurs (réseau CEC)

    eccnet.eu

    Pour les consommateurs, quand le vendeur est dans un autre pays de l'UE. Les entreprises n'y sont pas traitées.

  • Procédure européenne de règlement des petits litiges

    e-justice.europa.eu

    Ouverte aux entreprises comme aux particuliers, jusqu'à 5 000 € hors frais, dans tous les pays de l'UE sauf le Danemark.

Questions fréquentes

Comment savoir si un vendeur de conteneurs est fiable ?+

Ne cherchez pas une preuve unique, cherchez la concordance. Le nom, l'adresse et l'activité doivent correspondre entre le site, le registre national des entreprises et le titulaire du compte bancaire. Rappelez l'entreprise sur un numéro trouvé ailleurs que sur le site. Demandez l'adresse exacte du dépôt et le numéro du conteneur. Une seule discordance suffit à tout arrêter.

Un numéro SIRET ou de TVA affiché prouve-t-il que le vendeur est réel ?+

Non, et c'est le piège central. Les registres d'entreprises sont publics : n'importe qui peut recopier le numéro d'une société existante. Les autorités britanniques et australiennes ont documenté des factures portant le nom d'une vraie société de conteneurs. Vérifiez la concordance, pas l'existence.

Peut-on récupérer un virement bancaire envoyé à un escroc ?+

Rarement, et jamais automatiquement. Un virement exécuté ne s'annule pas d'un clic : votre banque peut demander le retour des fonds, mais le bénéficiaire doit y consentir. La seule fenêtre utile est celle où l'argent n'a pas encore été retiré. Appelez votre banque le jour même.

Y a-t-il des frais de douane quand on achète un conteneur dans un autre pays de l'UE ?+

Non. Entre pays de l'Union européenne, il n'y a ni droits de douane ni déclaration en douane. Une demande de « frais de dédouanement » sur un conteneur situé dans l'UE est un signal d'arnaque à elle seule. Cela ne supprime pas, en revanche, les obligations en matière de TVA, qui sont un autre sujet.

Le vendeur refuse que je visite le dépôt. Est-ce forcément une arnaque ?+

Pas forcément. L'accès aux parcs à conteneurs est réellement réglementé et il est impossible d'y photographier chaque unité : un vendeur honnête peut refuser une visite immédiate. Ce qu'il ne peut pas refuser, c'est de vous dire où se trouve le conteneur. Demandez l'adresse du dépôt et regardez-la sur une vue satellite.

À quoi sert le numéro d'un conteneur ?+

Il suit la norme ISO 6346 et son préfixe de trois lettres est enregistré au Bureau International des Containers, dont le registre et le calculateur de clé sont publics et gratuits. Un numéro inventé échoue au calcul. Attention à la portée du test : il ne prouve pas que le vendeur détient le conteneur — mais c'est une question précise à laquelle un vendeur fantôme répond mal.

Mon annonce vient de Facebook Marketplace ou de Leboncoin. Est-ce moins risqué ?+

Ce sont des plateformes légitimes, mais ce sont des terrains d'arnaque documentés pour ce produit. Restez dans la messagerie et le paiement de la plateforme jusqu'au bout : c'est la seule trace exploitable en cas de litige.

Ma banque m'a dit que le nom du bénéficiaire ne correspond pas à l'IBAN. Dois-je m'inquiéter ?+

Oui, et vous devez vous arrêter. Depuis le 9 octobre 2025, ce contrôle est obligatoire et gratuit dans la zone euro. Vous restez libre de valider malgré l'alerte — c'est exactement ce qu'un escroc vous demandera — mais en le faisant, votre banque n'est plus tenue pour responsable.

J'ai payé. Que faire en premier ?+

Appeler votre banque, avant tout le reste. Puis figer les preuves, puis porter plainte. Et ne payer aucun frais supplémentaire, quel qu'en soit le motif.

Sources

Chaque affirmation datée de cette page renvoie à l'une de ces pièces. Les intitulés sont laissés dans leur langue d'origine pour que vous puissiez les retrouver.

Autorités publiques

Registres et référentiels

Organisations de consommateurs

Secteur professionnel

Textes de droit

Méthodologie, droit de réponse et retrait

Ce que nous publions, et ce que nous ne publions pas

Une entrée vise un nom de domaine, jamais une raison sociale et jamais une personne. Nous n'employons aucun terme de qualification pénale : ni « arnaque », ni « escroquerie », ni « faux site ». Nous écrivons ce qui a été signalé, ce que nous avons constaté, et à quelle date.

Les constats publiables sont tirés d'une liste fermée, choisie pour ne contenir que des faits qu'un tiers peut aller vérifier lui-même : date de création d'un domaine, absence de mentions légales, invalidité d'un numéro de TVA au registre VIES, discordance entre l'immatriculation affichée et le registre national, réutilisation de photographies, absence de réponse à notre demande écrite.

Avant publication

Nous ne publions pas sur la seule foi d'un signalement. Nous tentons de vérifier nous-mêmes au moins un élément factuel, et nous indiquons sur chaque entrée si ce contrôle a eu lieu et à quelle date. Une entrée non vérifiée est affichée comme telle.

Les pièces reçues (captures, devis, e-mails, relevés) sont archivées et horodatées avant toute mise en ligne, et conservées hors ligne. Nous ne les diffusons pas, et nous ne publions ni le nom ni les coordonnées du signalant.

Droit de réponse et retrait

Chaque entrée porte un lien de contestation. Si vous êtes visé, écrivez-nous à contact@containereu.com : nous répondons sous 5 jours ouvrés, nous publions votre réponse à la suite de l'entrée, et nous retirons l'entrée si vous apportez un élément contraire sérieux.

Si votre société est celle dont l'identité a été usurpée par un site listé, dites-le-nous : nous ajoutons la mention à l'entrée. L'usurpation fait de vous une victime, pas l'auteur.

Une entrée retirée n'est jamais supprimée en silence : elle passe au statut « retiré », avec sa date. La traçabilité vaut aussi pour nos propres erreurs.

Ce que nous ne sommes pas

Nous ne sommes ni une autorité, ni un service de police, ni un organisme de certification. Cette page ne remplace ni une plainte, ni un signalement officiel, ni un conseil juridique. Elle documente des procédés et publie des constats datés — rien de plus, et c'est déjà ce qui manquait.

Comparer des vendeurs plutôt qu'en croire un seul

Décrivez votre besoin : nous transmettons votre demande à un nombre limité d'entreprises de votre pays. Aucun paiement ne transite par nous.