Auteur anonyme · Expérience du 10 septembre 2026
Usurpation d'identité attention !Publié le 10 octobre 2026
Acheter un conteneur, c'est virer plusieurs milliers d'euros à un vendeur qu'on n'a jamais rencontré, pour un objet qu'on n'a jamais vu, stocké dans un dépôt où l'on ne peut généralement pas entrer. C'est exactement le terrain que cherchent les escrocs. Cette page explique comment ces fraudes fonctionnent, quelles vérifications gratuites permettent de les arrêter avant le virement, et publie les sites qui nous ont été signalés par des acheteurs.
Dernière mise à jour : 3 octobre 2026
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Formulaire de signalement
Cet annuaire recense les noms de domaine que des acheteurs nous signalent, réécrits en constats datés et publiés seulement après que nous ayons vérifié nous-mêmes au moins un élément factuel. Une précision d’emblée, parce qu’elle conditionne tout le reste : aucune autorité européenne ne publie de registre des faux vendeurs de conteneurs. Le seul qui existe est australien. Cet annuaire n’a donc pas d’équivalent européen à recopier — il ne peut se construire que sur les signalements qu’on nous adresse.
5 domaines référencés · annuaire revu le 26 septembre 2026
Nous ne portons aucune qualification pénale. Nous ne disons pas qu’un site est une escroquerie : nous disons ce qui nous a été signalé, ce que nous avons pu constater nous-mêmes, et à quelle date.
Trois réserves qui comptent
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dctline-outils.com
Éléments constatés par nos soins
solutions-outillage.com
Éléments constatés par nos soins
Auteur anonyme · Expérience du 10 septembre 2026
Usurpation d'identité attention !Publié le 10 octobre 2026
Récit anonymisé et reformulé d’un utilisateur. Les faits rapportés n’ont pas été vérifiés indépendamment.
hb-conteneurs.com
Éléments constatés par nos soins
Les constats ci-dessus sont les nôtres : nous avons repéré ce site et relevé les écarts entre ce qu’il affiche et ce que disent les registres publics. Ils ne disent rien de l’intention de l’exploitant, qui peut être de bonne foi. Les éventuels témoignages d’utilisateurs figurent dans une rubrique distincte. Vérifiez vous-même : chaque constat peut être contrôlé en quelques minutes.
eco-container76.com
Éléments constatés par nos soins
Les constats ci-dessus sont les nôtres : nous avons repéré ce site et relevé les écarts entre ce qu’il affiche et ce que disent les registres publics. Ils ne disent rien de l’intention de l’exploitant, qui peut être de bonne foi. Les éventuels témoignages d’utilisateurs figurent dans une rubrique distincte. Vérifiez vous-même : chaque constat peut être contrôlé en quelques minutes.
Auteur anonyme · Expérience du 31 août 2026
L’auteur indique avoir versé un acompte de 430 € pour une livraison prévue fin août 2026. Il rapporte qu’après ce versement, son numéro de téléphone a été bloqué et que ses e-mails sont restés sans réponse. Il précise n’avoir reçu ni l’appel annoncé du transporteur, ni facture d’acompte. Selon son récit, un paiement partiel avait été convenu, avec le solde à la livraison.Publié le 24 septembre 2026
Récit anonymisé et reformulé d’un utilisateur. Les faits rapportés n’ont pas été vérifiés indépendamment.
centrale-remorques.com
Éléments constatés par nos soins
Les constats ci-dessus sont les nôtres : nous avons repéré ce site et relevé les écarts entre ce qu’il affiche et ce que disent les registres publics. Ils ne disent rien de l’intention de l’exploitant, qui peut être de bonne foi. Les éventuels témoignages d’utilisateurs figurent dans une rubrique distincte. Vérifiez vous-même : chaque constat peut être contrôlé en quelques minutes.
La partie européenne de cet annuaire ne peut venir que de vous. Si un vendeur vous a démarché — que vous ayez payé ou non — votre signalement peut éviter la même perte à quelqu'un d'autre.
Signaler un site ou une annonceCes gestes sont classés par ordre d'urgence réelle, pas par ordre de logique. Le premier est le seul dont le résultat dépend du temps.
C'est la seule action dont le résultat dépend du temps. Demandez la suspension du virement s'il n'est pas encore exécuté, et sinon une demande de retour de fonds. Confirmez par écrit dans la foulée.
Soyons précis pour ne pas vous donner de faux espoirs : un virement SEPA déjà exécuté ne s'annule pas d'un clic. Votre banque peut demander le retour des fonds à la banque du bénéficiaire, mais celui-ci doit y consentir. La seule fenêtre réellement utile est celle où l'argent n'a pas encore été retiré ou renvoyé ailleurs.
Un point qui n'est pas anecdotique : en Australie-Occidentale, l'autorité de protection des consommateurs indique que deux consommateurs ayant signalé une arnaque au conteneur en 2025 ont vu leur virement intercepté par leur banque avant qu'il ne parte. Appeler tôt n'est pas symbolique.
Si le vendeur revient avec des frais de douane, une « assurance remboursable », une location de grue, un permis de voirie ou une caution de dépôt, c'est la deuxième phase de l'arnaque, pas un imprévu. L'organisme public australien WA ScamNet décrit précisément des escrocs qui, après le premier paiement, réclament des fonds supplémentaires pour des problèmes de « livraison », ou exigent des frais de « douane » ou d'« assurance ». Vous n'êtes pas en train de sauver votre premier versement : vous êtes en train d'en perdre un deuxième.
Et si quelqu'un vous contacte ensuite en proposant de récupérer votre argent contre paiement : ne payez pas.
Ces sites ferment vite. Faites, dans l'ordre : captures d'écran datées de l'annonce et du site (dont les mentions légales et la page de contact), export complet des e-mails avec leurs en-têtes, devis et facture, le RIB reçu, le relevé montrant le débit, les conversations de messagerie, les numéros de téléphone utilisés. Sans capture, il ne reste rien.
Vérifiez aussi votre propre boîte mail : ce type de fraude fait souvent suite au piratage d'une messagerie, celle du vendeur ou la vôtre. Cherchez une règle de redirection que vous n'avez pas créée, et changez vos mots de passe.
France : si vous êtes un particulier majeur, la plainte en ligne passe par THESEE, qui couvre explicitement les faux sites de vente et les fausses petites annonces. Si vous êtes un professionnel, THESEE ne vous est pas ouvert : vous devez vous déplacer en commissariat ou en brigade de gendarmerie, ou écrire au procureur de la République. Beaucoup d'acheteurs de conteneurs sont des professionnels, d'où cette précision.
Les guichets des autres pays sont listés plus bas.
France : PHAROS pour faire retirer le contenu, SignalConso pour la DGCCRF. Une réserve honnête sur ce dernier : la DGCCRF indique elle-même qu'elle n'intervient pas lorsque vous êtes victime d'une escroquerie. Le signalement documente et peut déclencher un contrôle, il ne récupère pas votre argent et ne remplace pas la plainte.
Signalez aussi à la plateforme ou au moteur de recherche par lequel vous êtes arrivé, et à l'hébergeur du site via son adresse abuse.
Si la facture porte le nom d'une société de conteneurs qui existe vraiment, cette société est très probablement victime elle aussi. Elle peut faire fermer le domaine plus vite que vous et alerter ses autres clients.
Demandez une rétrofacturation (chargeback) à votre banque, par lettre recommandée avec accusé de réception. À savoir : la DGCCRF rappelle que le chargeback n'est pas une obligation légale, c'est une offre contractuelle — les conditions dépendent de votre carte et de votre réseau. Les délais réels vont de 30 jours à 13 mois en France, jusqu'à 365 jours sur certains réseaux internationaux, avec des coupures à 90 ou 120 jours selon les émetteurs. Vérifiez votre contrat, en particulier s'il s'agit d'une carte professionnelle.
En revanche, le dispositif français Perceval ne s'applique pas ici : il est réservé aux personnes qui ne sont pas à l'origine des achats et qui ont déjà fait opposition. Si vous avez payé volontairement, ce n'est pas votre canal.
17Cyber, service de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de Cybermalveillance.gouv.fr. Info Escroqueries, 0 805 805 817, appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30. France Victimes, 116 006, 7 jours sur 7 de 9h à 19h.
Si vous êtes consommateur et que le vendeur est dans un autre pays de l'UE : le réseau des Centres Européens des Consommateurs. Si vous êtes entreprise : le CEC ne vous traitera pas, mais la procédure européenne de règlement des petits litiges vous est ouverte, pour les litiges jusqu'à 5 000 € (hors frais), dans tous les pays de l'UE sauf le Danemark.
Aucune ne coûte d'argent. Aucune ne demande d'autorisation au vendeur, sauf les deux dernières — et c'est précisément leur intérêt : un vendeur réel y répond en cinq minutes.
Faites glisser chaque photo de l'annonce dans un moteur de recherche d'image inversée. Si les mêmes conteneurs apparaissent chez un autre vendeur, dans d'autres annonces ou dans plusieurs pays, le stock est fictif.
C'est la vérification à faire en premier : deux minutes, et elle ne prévient pas le vendeur. L'autorité australienne de protection des consommateurs la recommande explicitement dans son alerte de septembre 2025 consacrée aux arnaques au conteneur.
Outils gratuits
C'est la vérification la plus spécifique à ce métier. Un vendeur honnête peut légitimement refuser une visite immédiate : les conteneurs d'occasion dorment dans des parcs dont l'accès est réglementé, et il est réellement impossible de photographier chaque unité. Les escrocs s'adossent à cet argument vrai pour neutraliser votre prudence.
La bonne question n'est donc pas « puis-je venir ? » mais « où est-il exactement ? ». Un vrai dépôt de conteneurs se voit sur une vue satellite. Ne demandez pas à entrer, demandez où c'est.
Un piège à connaître : le Better Business Bureau nord-américain documente des faux vendeurs qui affichent l'adresse d'une entreprise réelle, souvent en zone portuaire, qu'ils ne contrôlent pas. Une adresse crédible disqualifie un site quand elle ne correspond à rien ; elle ne le valide jamais à elle seule.
C'est le geste qui casse l'usurpation, et c'est la recommandation officielle du service Trading Standards du Cornwall Council au Royaume-Uni : faire vérifier les coordonnées de manière indépendante.
Concrètement : n'utilisez jamais les coordonnées reçues pour vérifier les coordonnées reçues. Cherchez l'entreprise vous-même dans un registre officiel ou dans un annuaire, appelez ce numéro-là, et demandez : « avez-vous bien un site à cette adresse, ce devis vient-il de vous, et ce RIB est-il le vôtre ? »
Vérifier qu'un numéro d'entreprise existe ne prouve rien. C'est même exactement ce sur quoi comptent les escrocs : le Cornwall Council décrit des factures portant le nom d'une société de conteneurs légitime, dont les coordonnées « peuvent même sembler enregistrées auprès de Companies House ». En Australie, WA ScamNet indique que certaines victimes se sont vu fournir les identifiants d'entreprises bien réelles avant qu'on leur demande de payer.
Ce qu'il faut vérifier, c'est que le nom, l'adresse et l'activité correspondent à ce que le site affiche.
Registres nationaux, gratuits sauf indication contraire
Une mention à garder en tête, et c'est le registre britannique lui-même qui l'écrit : Companies House ne contrôle pas l'exactitude des informations déposées. Une société peut être parfaitement immatriculée et n'être qu'une coquille.
Le service VIES de la Commission européenne valide gratuitement un numéro de TVA intracommunautaire.
Limite essentielle, que beaucoup de guides passent sous silence : pour des raisons de protection des données, les autorités nationales ne communiquent pas le nom et l'adresse correspondant à un numéro de TVA. VIES vous dit qu'un numéro est valide, pas que votre interlocuteur en est le titulaire. Un numéro invalide arrête tout ; un numéro valide ne prouve rien à lui seul. Croisez toujours avec le registre national.
Un domaine créé il y a trois semaines derrière une société qui se présente comme établie depuis vingt ans tranche la question. Utilisez le service générique de l'ICANN, ou celui du registre national (AFNIC pour un .fr, DENIC pour un .de). L'autorité australienne recommande ce contrôle dans son alerte conteneurs.
Nuance : depuis le RGPD, l'identité du titulaire est généralement masquée. La date de création, elle, reste publique. C'est celle qui vous intéresse.
Tout conteneur porte un numéro normalisé (ISO 6346 : quatre lettres, six chiffres, une clé de contrôle). Le préfixe de trois lettres est le code du propriétaire, enregistré auprès du Bureau International des Containers. Le registre et le calculateur de clé sont publics et gratuits.
Ce que ce test prouve et ne prouve pas : un numéro inventé échoue au calcul de la clé, et un préfixe inexistant ne renvoie rien. Mais le calculateur étant public, n'importe qui peut fabriquer un numéro formellement valide, et le registre ne dit que si le préfixe appartient à un propriétaire réel. Ce contrôle ne prouve pas que le vendeur détient le conteneur. Sa vraie valeur est ailleurs : c'est une question précise à laquelle un vendeur fantôme répond mal, tard ou pas du tout — et elle se recoupe avec l'adresse du dépôt et la photo de la plaque CSC.
Depuis le 9 octobre 2025, dans toute la zone euro, votre banque doit vous proposer gratuitement un service de vérification du bénéficiaire : le nom du bénéficiaire est confronté à l'IBAN avant que vous validiez, pour les virements classiques comme instantanés. Quatre résultats possibles : correspondance exacte, correspondance partielle, aucune correspondance, vérification impossible. (Hors zone euro, le déploiement est prévu pour le 9 juillet 2027.)
Beaucoup de montages passent une vérification d'entreprise — parce que l'identité est usurpée — mais échouent sur le compte bancaire, dont le titulaire ne correspond pas.
Vous restez libre d'autoriser un virement malgré une alerte, avec le risque d'envoyer les fonds au mauvais bénéficiaire. L'exonération prévue pour une erreur d'identifiant suppose que le prestataire ait respecté ses obligations de vérification ; elle ne couvre pas automatiquement tout autre manquement. Une non-correspondance est un motif d'arrêt et de vérification.
Ces scénarios ne sont pas des hypothèses. Chacun est décrit par au moins une autorité publique ou une source professionnelle identifiée, listée en bas de page.
Vous trouvez l'annonce sur une place de marché ou un site de petites annonces. Le prix est nettement sous le marché, la disponibilité immédiate. Le vendeur répond vite, il est aimable, il connaît son sujet. Il demande un acompte ou la totalité avant toute livraison, par virement. Le virement part. Le vendeur cesse de répondre.
L'organisme public australien WA ScamNet décrit exactement ce parcours : des victimes ayant répondu à des annonces pour des conteneurs sur des sites de petites annonces en ligne, à qui il a été demandé de payer par virement bancaire.
Terrain documenté : Facebook Marketplace et Gumtree pour le conteneur spécifiquement, au Royaume-Uni comme en Australie ; Leboncoin en France, d'après des sources professionnelles du secteur. Nous ne disposons d'aucune source documentant ce montage sur Marktplaats, Milanuncios, Subito ou Kleinanzeigen pour ce produit précis : nous ne l'affirmerons donc pas.
C'est le mécanisme le mieux documenté, et le plus important à comprendre, parce qu'il désamorce la vérification que vous croyez suffisante.
L'escroc ne s'invente pas une société : il en copie une vraie. Il reprend son nom, son adresse, son numéro d'immatriculation, parfois son identité visuelle. L'alerte publiée le 29 juin 2023 par les Trading Standards du Cornwall Council est explicite : la facture reçue porte le nom d'une société de conteneurs légitime, et ses coordonnées « peuvent même sembler enregistrées auprès de Companies House ». Une alerte britannique relayée par la presse logistique décrit des escrocs utilisant l'identité visuelle d'un vendeur réel, les photos de son personnel, ses logos et de fausses adresses e-mail, pour produire des factures qui « au premier coup d'œil paraissent légitimes ».
Vous vérifiez. Le numéro existe. Vous payez.
Ce qu'il faut en retenir : seuls l'IBAN et l'adresse de contact ont été substitués. La société nommée est elle-même victime. Un numéro qui existe n'est pas une preuve — il faut que le nom, l'adresse et l'objet social correspondent, et il faut rappeler le vendeur sur un numéro trouvé ailleurs.
C'est ce qui distingue l'arnaque au conteneur de l'arnaque au colis. Une fois le premier virement encaissé, l'escroc ne disparaît pas. Il rappelle.
WA ScamNet décrit des escrocs réclamant des fonds supplémentaires pour des problèmes de « livraison », ou exigeant des frais de « douane » ou d'« assurance ». La presse australienne a documenté un cas où une acheteuse, après avoir payé 4 500 dollars australiens pour un conteneur jamais livré, a reçu un e-mail lui réclamant 5 000 dollars supplémentaires au titre d'une « assurance remboursable » avant livraison. Un vendeur américain décrit le même schéma côté logistique : vous avez payé, la livraison est confirmée, et surgissent des frais imprévus — permis de voirie, location de grue, équipement spécial, surcharge de zone.
Le ressort est simple : ayant déjà payé, refuser le deuxième versement revient à acter la perte du premier.
Le test qui tue ce scénario en Europe : entre pays de l'Union européenne, la douane française rappelle que vous effectuez la plupart de vos échanges « librement, sans formalité et sans contrôle aux frontières », sans déclaration en douane. Un conteneur acheté à Rotterdam, Anvers, Hambourg ou Valence et livré en France ne génère ni droits de douane ni dédouanement. (Attention à ne pas confondre : cela ne supprime pas les obligations de TVA, qui existent par ailleurs.)
Repères officiels français, utiles à opposer : la douane s'adresse à vous uniquement par courrier recommandé avec accusé de réception ; elle ne vous contactera jamais par SMS, courriel ou téléphone pour demander le règlement d'un droit de douane ou débloquer une marchandise contre paiement ; ses adresses e-mail se terminent toujours en @douane.finances.gouv.fr ; et son seul site officiel est douane.gouv.fr.
Dès le deuxième ou troisième message, le vendeur propose de continuer ailleurs : WhatsApp, Telegram, Signal, SMS. Cybermalveillance.gouv.fr l'écrit littéralement : méfiez-vous des invitations trop rapides à poursuivre les échanges en dehors de la plateforme, a fortiori sur des messageries instantanées. Un professionnel français du secteur fait le même constat pour le conteneur : contact privilégié par messagerie chiffrée, adresse en Gmail ou Hotmail plutôt qu'un domaine d'entreprise.
L'association allemande de consommateurs donne la consigne inverse, plus directement utilisable : payez et communiquez exclusivement via le portail, n'utilisez aucun lien, QR-code ou site externe.
Effet recherché : la plateforme perd la trace de la négociation, donc la preuve et la modération. Et un RIB envoyé sur une messagerie peut être effacé.
Le moyen de paiement exigé est le meilleur indicateur unique, et toutes les sources convergent.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande de refuser les moyens de paiement dits « alternatifs », souvent utilisés dans le cadre d'escroqueries, et les cite nommément : PCS, Transcash, Neosurf, Moneygram, Mandat Cash, Western Union, Taptap Send. Un professionnel français du secteur décrit des virements « sur le compte d'un tiers qui souvent n'a rien à voir avec la société », ou sur « un compte créé sur une banque en ligne à un faux nom à partir d'une pièce d'identité volée ». L'association espagnole de consommateurs ASUFIN mentionne Bizum et PayPal en « mode amis ». Un professionnel allemand ajoute la cryptomonnaie et les virements vers des comptes privés.
Point commun : aucun de ces canaux ne permet de rappeler les fonds.
Variante où la fraude se joue sur la logistique. Le vendeur impose son transporteur ; ou vous recevez un message d'une société de transport dont vous n'avez jamais entendu parler, réclamant des frais d'acheminement.
Cybermalveillance.gouv.fr couvre les deux temps en toutes lettres : méfiez-vous des interlocuteurs qui insistent pour imposer une société de livraison précise ; et refusez les propositions de payer la transaction directement à une entreprise de livraison — « il s'agira toujours d'une escroquerie ».
Sur le document de transport lui-même, l'association nord-américaine du fret NMFTA relève les marqueurs de falsification : polices différentes d'un champ à l'autre (transporteur, destinataire, adresse, poids), logos rognés, texte flou, marges irrégulières, numéros de scellé absents ou surchargés. Et la règle qui va avec : vérifiez les coordonnées du transporteur auprès d'une source faisant autorité, et appelez ce numéro-là, pas celui inscrit sur le document.
Le montage le plus difficile à repérer, parce que tout est authentique sauf une ligne. L'entreprise en face existe, la commande est réelle, les échanges précédents étaient les vrais. Puis, juste avant le solde, un e-mail annonce un changement de coordonnées bancaires.
Cybermalveillance.gouv.fr définit précisément ce schéma — usurper l'identité d'un créancier avec lequel la victime est en relation pour lui faire réaliser un virement vers un compte détenu par l'escroc — et en donne l'origine fréquente : « ce type d'escroquerie est souvent consécutif au piratage d'un compte de messagerie ».
Signe associé : une adresse e-mail sosie, qui ne diffère de la vraie que par un tiret, un tiret bas, une lettre ou une extension.
Règle absolue : un changement de RIB annoncé par e-mail se traite comme frauduleux par défaut, et se confirme par téléphone sur un numéro déjà connu, jamais sur celui du nouveau message.
Fraude sans disparition. Un vendeur annonce des conteneurs « cargo worthy » à prix compétitif, montre des photos d'unités impeccables, encaisse. À l'arrivée, le conteneur est en réalité « wind and water tight », voire moins. Un vendeur américain décrit précisément ce schéma.
Vous n'avez plus de levier une fois l'engin déposé : le renvoyer coûte le prix d'un second transport.
Conséquence pratique : exigez, avant paiement, que le devis mentionne noir sur blanc l'état normalisé (neuf, one-trip, cargo worthy, wind & water tight), l'année, les dimensions, le numéro du conteneur, l'adresse du dépôt, le prix du transport inclus et les conditions de déchargement. Un devis qui dit « bon état » et laisse le transport « à préciser » prépare les deux mécanismes 3 et 8 à la fois.
Par les liens sponsorisés autant que par les annonces. L'autorité australienne désigne comme point d'entrée « les fausses annonces sur des places de marché ou des résultats de recherche sponsorisés menant vers des sites créés récemment ».
La position dans un moteur de recherche n'est pas un signal de sérieux, c'est un signal d'enchère. Google indique lui-même ne pas restreindre l'usage de marques comme mots-clés : enchérir sur le nom d'un concurrent est autorisé. L'annonce en tête sur un nom d'entreprise n'est donc pas forcément celle de cette entreprise.
Le nom d'annonceur affiché comme « vérifié » est une information à recouper, pas un certificat. L'association britannique de consommateurs Which? a documenté en février 2024 un escroc ayant obtenu ce statut ; sa conclusion est à retenir telle quelle : la procédure semble seulement confirmer que les informations de la société sont légitimes, pas que l'annonceur ait une relation avec cette société.
Enfin, ces sites reviennent. Le registre public tenu par WA ScamNet sur les faux sites de conteneurs liste une quarantaine de domaines, avec des dates de signalement qui s'échelonnent de juillet 2021 à avril 2026. Ce n'est pas un site permanent, c'est un flux continu de domaines neufs. C'est pour cette raison qu'une liste ne vaut que si elle est datée et tenue à jour.
Version scannable des mécanismes ci-dessus. Aucun de ces signaux n'est une preuve à lui seul ; c'est leur accumulation qui décide.
Trois idées répandues qui vous mettront en danger si vous vous y fiez.
« Le site est mal écrit, plein de fautes. »
C'est le conseil le plus répandu et le plus périmé. La société de sécurité Netcraft relevait fin novembre 2025 l'apparition de textes, d'images et de sites frauduleux entiers générés par intelligence artificielle, avec une localisation soignée : devise locale, texte rédigé dans la langue du pays, extension de domaine nationale, avec des exemples visant notamment la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Espagne. Un site bien écrit n'est pas un site honnête.
« Le prix est normal, donc c'est sérieux. »
Le prix cassé reste un signal cité par les autorités publiques, et il faut le prendre au sérieux. Mais l'inverse ne se déduit pas : une publication professionnelle du secteur du fret note que les escrocs sont désormais assez habiles pour ne pas afficher de prix « trop beaux pour être vrais » et pratiquent des tarifs proches du marché. Le prix est un indice parmi d'autres, jamais le critère principal.
« Le cadenas HTTPS est là. »
Il chiffre votre connexion. Il ne certifie aucune identité, il s'obtient gratuitement en quelques minutes, et un escroc l'a comme tout le monde.
Nous n'avons trouvé aucune statistique officielle chiffrant la fraude à l'achat de conteneurs en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Allemagne ou dans l'Union européenne. Ni la DGCCRF, ni SignalConso, ni Cybermalveillance.gouv.fr, ni les autorités des autres marchés que nous couvrons ne publient de données isolant ce produit. Les seuls chiffres publics spécifiques au conteneur sont australiens et britanniques, et ils datent. Nous préférons l'écrire que combler le vide.
Consumer Protection (autorité publique), annonce du 2 septembre 2025 : 15 signalements d'arnaques au conteneur reçus sur une année 2025 encore en cours, dont 12 victimes ayant perdu 84 090 dollars australiens ; à comparer, avec prudence, aux 93 493 dollars signalés par 18 signalements sur l'année 2024 complète. Deux consommateurs supplémentaires avaient tenté de virer 4 000 dollars ; leurs banques les ont interceptés.
La même autorité indiquait en septembre 2021 que 10 victimes avaient déclaré une perte de 35 500 dollars australiens sur de faux sites de conteneurs, après avoir répondu à des annonces sur des sites de petites annonces.
Cornwall Council, Trading Standards, alerte du 29 juin 2023 : la perte type pour les entreprises victimes dépasse légèrement 3 000 livres, sur des annonces publiées sur Facebook Marketplace. Une alerte émise par un vendeur britannique avec Action Fraud, relayée par la presse logistique, évoque des conteneurs annoncés autour de 1 750 livres sur Facebook Marketplace et Gumtree, à une fréquence quasi quotidienne.
Le Better Business Bureau, association privée à but non lucratif de protection des consommateurs, a publié deux alertes sur ce produit (18 juin 2024 et 26 février 2025). Il rapporte des pertes typiques « de plusieurs milliers de dollars » et un cas individuel documenté à environ 3 900 dollars, sur un site enregistré deux semaines avant la commande, affichant l'adresse d'un entrepôt réel où aucune entreprise de ce nom n'opérait. Le BBB ne publie pas de total.
Ce que nous refusons d'écrire : que ces chiffres valent pour l'Europe continentale. Ils ne le disent pas, et nous ne le supposerons pas à leur place.
Votre signalement peut aider d’autres personnes, même si vous n’avez rien perdu.
Comment nous traitons votre signalement, en clair
Un avertissement, pour tout le monde : en France, présenter un contenu comme illicite en sachant que l'information est inexacte est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 6 VII de la LCEN). Ne signalez pas un concurrent.
Ces guichets sont publics et gratuits. Aucun ne récupère votre argent à votre place : commencez toujours par votre banque.
Plainte en ligne — THESEE
Particuliers majeurs uniquement. Les professionnels doivent se déplacer en commissariat ou en gendarmerie, ou écrire au procureur de la République.
Signalement de contenu — PHAROS
Pour faire retirer un contenu illicite.
Signalement commercial — SignalConso (DGCCRF)
Documente et peut déclencher un contrôle. La DGCCRF indique elle-même qu'elle n'intervient pas lorsque vous êtes victime d'une escroquerie.
Aide et orientation — 17Cyber
Police nationale, Gendarmerie nationale et Cybermalveillance.gouv.fr.
Info Escroqueries
0 805 805 817
Appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30.
France Victimes
116 006
7 jours sur 7, de 9h à 19h.
Point de contact du SPF Économie
Fraudes, tromperies et escroqueries.
Politie — internetoplichting
Dépôt de plainte auprès de la police néerlandaise.
Fraudehelpdesk
Premier guichet. Fondation en lien avec le ministère de la Justice, la police et le parquet — ce n'est pas une autorité publique.
INCIBE — ligne d'aide en cybersécurité
incibe.es017
Service gratuit.
Verbraucherzentrale — Fakeshop-Finder
Outil gratuit qui répond en feu tricolore. À utiliser en sachant ce qu'il vaut : la page indique elle-même qu'un résultat orange ne signifie pas que la boutique est frauduleuse, et qu'un résultat vert s'accompagne quand même du conseil de choisir un mode de paiement sûr.
Commissariato di PS online — Polizia Postale
Section « Segnalazioni ».
Report Fraud
Exploité par la City of London Police, qui a remplacé Action Fraud pour l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.
Écosse — Police Scotland
101
L'Écosse ne participe pas à Report Fraud : signalement direct au 101.
Centres Européens des Consommateurs (réseau CEC)
Pour les consommateurs, quand le vendeur est dans un autre pays de l'UE. Les entreprises n'y sont pas traitées.
Procédure européenne de règlement des petits litiges
Ouverte aux entreprises comme aux particuliers, jusqu'à 5 000 € hors frais, dans tous les pays de l'UE sauf le Danemark.
Ne cherchez pas une preuve unique, cherchez la concordance. Le nom, l'adresse et l'activité doivent correspondre entre le site, le registre national des entreprises et le titulaire du compte bancaire. Rappelez l'entreprise sur un numéro trouvé ailleurs que sur le site. Demandez l'adresse exacte du dépôt et le numéro du conteneur. Une seule discordance suffit à tout arrêter.
Non, et c'est le piège central. Les registres d'entreprises sont publics : n'importe qui peut recopier le numéro d'une société existante. Les autorités britanniques et australiennes ont documenté des factures portant le nom d'une vraie société de conteneurs. Vérifiez la concordance, pas l'existence.
Rarement, et jamais automatiquement. Un virement exécuté ne s'annule pas d'un clic : votre banque peut demander le retour des fonds, mais le bénéficiaire doit y consentir. La seule fenêtre utile est celle où l'argent n'a pas encore été retiré. Appelez votre banque le jour même.
Un conteneur ayant le statut de marchandise de l'Union et circulant à l'intérieur du territoire douanier de l'UE n'est normalement pas soumis à des droits de douane du seul fait de ce déplacement. Mais sa présence dans l'UE ne prouve pas ce statut : marchandises non Union, transit, importations et territoires particuliers peuvent nécessiter des formalités. Demandez les justificatifs et vérifiez toute demande de frais auprès des douanes. Les obligations de TVA restent distinctes.
Pas forcément. L'accès aux parcs à conteneurs est réellement réglementé et il est impossible d'y photographier chaque unité : un vendeur honnête peut refuser une visite immédiate. Ce qu'il ne peut pas refuser, c'est de vous dire où se trouve le conteneur. Demandez l'adresse du dépôt et regardez-la sur une vue satellite.
Il suit la norme ISO 6346 et son préfixe de trois lettres est enregistré au Bureau International des Containers, dont le registre et le calculateur de clé sont publics et gratuits. Un numéro inventé échoue au calcul. Attention à la portée du test : il ne prouve pas que le vendeur détient le conteneur — mais c'est une question précise à laquelle un vendeur fantôme répond mal.
Ce sont des plateformes légitimes, mais ce sont des terrains d'arnaque documentés pour ce produit. Restez dans la messagerie et le paiement de la plateforme jusqu'au bout : c'est la seule trace exploitable en cas de litige.
Oui : suspendez le paiement et vérifiez les coordonnées indépendamment. Dans la zone euro, cette vérification est obligatoire et gratuite depuis le 9 octobre 2025. En cas de litige, la responsabilité dépend des faits et du respect des obligations de vérification par les prestataires. Une alerte n'exonère pas automatiquement la banque de tout manquement.
Appeler votre banque, avant tout le reste. Puis figer les preuves, puis porter plainte. Et ne payer aucun frais supplémentaire, quel qu'en soit le motif.
Chaque affirmation datée de cette page renvoie à l'une de ces pièces. Les intitulés sont laissés dans leur langue d'origine pour que vous puissiez les retrouver.
Une entrée vise un nom de domaine, jamais une raison sociale et jamais une personne. Nous n'employons aucun terme de qualification pénale : ni « arnaque », ni « escroquerie », ni « faux site ». Nous écrivons ce qui a été signalé, ce que nous avons constaté, et à quelle date.
Les constats publiables sont tirés d'une liste fermée, choisie pour ne contenir que des faits qu'un tiers peut aller vérifier lui-même : date de création d'un domaine, absence de mentions légales, invalidité d'un numéro de TVA au registre VIES, discordance entre l'immatriculation affichée et le registre national, réutilisation de photographies, absence de réponse à notre demande écrite.
Avec l’accord de leur auteur, nous pouvons aussi publier des témoignages anonymisés et reformulés dans une rubrique distincte. Ils sont présentés comme des récits d’utilisateurs, dont les faits rapportés n’ont pas été vérifiés indépendamment, et non comme nos propres constats.
Nous ne présentons pas un signalement comme un constat vérifié sur la seule foi de son auteur. Nous tentons de vérifier nous-mêmes au moins un élément factuel, et nous indiquons sur chaque entrée si ce contrôle a eu lieu et à quelle date. Une entrée non vérifiée est affichée comme telle.
Les pièces reçues (captures, devis, e-mails, relevés) sont archivées et horodatées avant toute mise en ligne, et conservées hors ligne. Nous ne les diffusons pas, et nous ne publions ni le nom ni les coordonnées du signalant.
Chaque entrée porte un lien de contestation. Si vous êtes visé, écrivez-nous à contact@containereu.com : nous répondons sous 5 jours ouvrés, nous publions votre réponse à la suite de l'entrée, et nous retirons l'entrée si vous apportez un élément contraire sérieux.
Si votre société est celle dont l'identité a été usurpée par un site listé, dites-le-nous : nous ajoutons la mention à l'entrée. L'usurpation fait de vous une victime, pas l'auteur.
Une entrée retirée n'est jamais supprimée en silence : elle passe au statut « retiré », avec sa date. La traçabilité vaut aussi pour nos propres erreurs.
Nous ne sommes ni une autorité, ni un service de police, ni un organisme de certification. Cette page ne remplace ni une plainte, ni un signalement officiel, ni un conseil juridique. Elle documente des procédés et publie des constats datés, ainsi que des témoignages d’utilisateurs clairement identifiés.
Décrivez votre besoin : nous transmettons votre demande à un nombre limité d'entreprises de votre pays. Aucun paiement ne transite par nous.
Comment fonctionne containereu.com
Cette page existe parce que nous voyons passer des demandes de devis d'acheteurs qui ont déjà été démarchés ailleurs. Voici, sans emphase, ce que notre fonctionnement change et ce qu'il ne change pas.
Aucun paiement ne transite par nous.
containereu.com est un comparateur : vous décrivez votre besoin, nous transmettons votre demande à des entreprises du secteur, elles vous contactent. Nous ne vendons pas de conteneurs, nous n'encaissons aucun acompte, et nous ne vous demanderons jamais de virement. Si un message se présente comme venant de containereu.com et vous réclame un paiement, il ne vient pas de nous.
Aucune entreprise ne s'inscrit toute seule.
Un compte créé sur containereu.com n'est pas actif. Il reste en attente jusqu'à ce que nous l'examinions et l'activions manuellement. Tant qu'il n'est pas activé, il ne reçoit aucune demande. C'est un filtre humain, pas un formulaire automatique.
Vous savez à qui vous parlez.
Vos coordonnées ne sont transmises qu'à un nombre limité d'entreprises correspondant à votre pays et au type de conteneur demandé — pas diffusées à un fichier.
Ce que cela ne garantit pas, et nous préférons l'écrire.
Passer par nous ne remplace aucune des vérifications décrites plus haut. Nous ne garantissons ni le prix, ni le délai, ni l'état du conteneur qui vous sera proposé, et nous ne sommes pas partie au contrat de vente. Avant de payer quoi que ce soit à une entreprise, faites les huit vérifications : demandez le dépôt, contrôlez l'immatriculation, lisez l'écran de votre banque.